Loin d'être une simple succession, les trois volets de cette œuvre forment un bloc narratif indivisible. L'artiste a traduit cette unité par un dispositif numérique à la fois contraignant et progressif : un site web où le spectateur ne peut accéder au film suivant qu'après avoir regardé intégralement le précédent, sans retour en arrière ni avance rapide. Seule la pause est possible.
1 - FUNDATIO (5')
Fundatio (Fondation) ouvre la trilogie Origo (Omnia vulnerant, ultima necat) : le début d'une performance filmée à Venise, dans un stade de football. Une voix dans l'enceinte annonce une commémoration, puis une minute de silence. Des corps unis apparaissent alors comme point d'origine, à la fois intime et collectif. Le film se déploie comme un voyage entre netteté et flou, une oscillation du regard qui accompagne l'apparition d'un visage, puis la dissolution progressive du paysage, comme dans un souvenir qui s'effrite avec le temps.
2 - MEMENTO MORI (10')
Memento Mori (Souviens-toi que tu vas mourir) constitue le second mouvement de la trilogie Origo (Omnia vulnerant, ultima necat) : un film qui met en jeu la notion d'anniversaire et de disparition et que l'artiste a choisi de publier sur les réseaux sociaux en 2025, le jour de ses 50 ans, dans un geste symbolique. Une autre enceinte, un autre stade, une autre voix. D'autres corps. D'autres vies. Qui encerclent et accompagnent son intimité, son histoire et ses doutes.
3 - TEMPUS FUGIT (13')
Tempus Fugit (Le temps s'enfuit) est le dernier volet de cette trilogie : un plan-séquence où le corps nu traverse le temps face à la ville, dans une tension silencieuse entre présence et retrait. Une silhouette contrainte, suspendue, à l'orée d'un recommencement.